Enrichir ou appauvrir les riches, pour stimuler l’économie?

Durant le siècle dernier, deux camps se sont affrontés. Chacun prônait son idéologie. Le monde entier s’est divisé. Chaque pays devait choisir un camp, un régime à suivre: capitaliste ou communiste.
1- Le communisme:

Initié par les idées de Karl Marx et propulsé par des inégalités sociales, le communisme est né avec la révolution bolchévique. Beaucoup de sang a coulé. Des régimes strictes ont été instaurés dans beaucoup de pays. D’autres idéologies ont suivi avec moins d’extrémisme et ont donné naissance aux pays socialistes. En résumé, le gouvernement confisquait les biens des riches et prenait soin par la suite de contrôler les industries, l’agriculture, etc. et distribuait les revenus ou les biens à son peuple de la façon qu’il jugeait équitable. Les conséquences ont été les suivantes:

– Les riches ont été appauvris.

– Les pauvres ne sont pas devenus plus riches.

– L’initiative personnelle a disparu.

– La qualité des produits fabriqués est devenue médiocre.

– La productivité par personne a diminué, puisque travailler fort ou pas donnait droit à la même rémunération.

– L’état prenait en charge les frais de scolarité, de soins médicaux, de retraite etc.

2- Le capitalisme:

Bien que la naissance du capitalisme ne remonte pas à une date précise, ce régime a évolué durant les siècles derniers. Il se base sur la cupidité qui se trouve chez certaines personnes qui veulent augmenter ou créer une richesse.

Dans le passé lointain les transactions commerciales se faisaient en échangeant des biens contre d’autres. Avec le temps, les biens se changeaient contre de l’or ou de l’argent, vu la rareté de ces deux métaux. Par la suite et vu la difficulté de manipuler la monnaie métallique, cette dernière fut remplacée par la monnaie en papier. Cependant cette dernière prenait sa valeur d’un dépôt en or, à la banque centrale, équivalent à sa valeur.

En août 1971, le Gold Standard a pris fin. La valeur du dollar n’est plus liée à son équivalence en or. Cette valeur n’est plus soutenue que par les banques centrales et les marchés boursiers. En résumé, un genre de Monopoly Money a pris les reines du marché financier!

Dans le temps des frictions permanentes entre les deux régimes , le capitalisme a donné de meilleurs résultats:

– un meilleur mode de vie pour l’individu en général

– un progrès technologique

– un plus grand espoir pour tout individu ambitieux et qui veut acquérir une fortune.

À la suite de la chute du mur de Berlin, les données ont changé:

– Les restrictions imposées aux échanges de commerces internationaux ont été réduites. Les pays capitalistes pouvaient désormais acheter des produits fabriqués dans des pays communistes et inversement.

– Des hommes d’affaires et des manufacturiers capitalistes ont érigé des usines dans des pays communistes ou sous-développés pour réduire leurs coûts de production et faire face aux syndicats qui ne cessent de revendiquer des améliorations à leurs conditions de travail.

– Des pays gérés dorénavant par des régimes communistes ou socialistes se sont transformés en pays capitalistes.

– Coïncidant avec l’avancée des technologies dans les pays de l’occident, le monde du travail s’est vu infligé des pertes d’emplois considérables dans les pays de l’occident causées par:

– La robotisation dans le domaine manufacturier.

– L’avancée de l’informatique et sa disponibilité rendue plus accessible que jamais.

– La migration des centres d’appel vers des pays sous-développés.

– Les franchises ont pris d’assaut le marché. La possibilité de survivre sans recours à un franchiseur est rendue presque nulle.

– L’arrivée des grandes surfaces a poussé une majorité de petites entreprises à fermer leur porte ou faire faillite:

– Les grandes surfaces s’approvisionnent à un meilleur prix escompte.

– Elles font la compétition aux propriétaires de petites entreprises qui travaillent fort pour toucher un salaire moyen avec un employé au salaire minimal.

– Les gouvernements applaudissaient la venue de ces géants vue la facilité de gérer leurs taxes, et vantaient leur mérite vu la création de nouveaux emplois (et à quels salaires?)

– Le marché boursier a pris un nouvel essor avec un volume de transactions sans précédent. Toute personne ayant accumulé à travers de longues années de travail une fortune (petite, moyenne ou grande) a été incitée à embarquer dans ces activités. Beaucoup d’individus ont vu leur avoir s’accroitre à une vitesse phénoménale. Les échos de ces exploits ont amené d’autres à rentrer dans l’arène de la bourse. Le marché boursier est devenu en peu de temps un jeux d’argent dans un casino à l’échelle mondiale! Suite aux crash financiers, une minorité a pu garder sa fortune: ceux qui détenaient le plus grand solde. Les autres investisseurs ont été ruinés!

– L’immobilier, empruntant le pas du marché boursier, a connu une augmentation sans précédant. Des spéculations, engendrées par la capacité actuelle de payer d’un individu, ont facilité la réduction du pourcentage de mise de fonds pour une acquisition. Dès la première tempête financière, tout s’est écroulé. Les emprunteurs, ne pouvant plus payer leur hypothèque, ont fait faillite. Les banques, à leur tour, ne pouvaient pas couvrir les emprunts….et le reste est histoire.

– Les guerres, en particulier au Moyen-Orient, ont eu un effet nocif sur l’économie mondiale.

EN RÉSUMÉ

– En appauvrissant les riches, les pauvres sont restés pauvres.

– En enrichissant les riches:

– Les pauvres sont toujours pauvres.

– La classe moyenne s’est appauvrie.

QUE FAIRE?

– La législation en vigueur ne protège pas les petites et moyennes entreprises. Par contre, elle facilite la croissance des grands joueurs et aide à mettre en faillite tout petit entrepreneur qui ose s’aventurer dans quelconque secteur.

– Les gouvernements ont une machine alourdie qui n’est plus capable de produire. Pour combler des déficits, ces gouvernements sont en train de s’attaquer aux petites et moyennes entreprises sans se soucier des conséquences sur ces dernières.

– Sans les petites entreprises, il n’y a pas de classe moyenne. Leur dilemme, c’est comment faire une vie honnête en ayant sa propre place d’affaire.

– Dans ces circonstances, les prêts que des programmes gouvernementaux accordent pour aider les petites et moyennes entreprises ne peuvent donner que des résultats médiocres à moins qu’une nouvelle législation puisse les protéger .

Bachir Azzi

bachirvision

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